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MARSEILLE CASSIS 2012 DANS LE FROID ET LA TEMPETE

29 Octobre 2012 , Rédigé par olivercourse photos marathon.over-blog.com Publié dans #SPORT

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Depuis le temps que je m'étais dit que cette course mythique il fallait bien que j'y participe un jour, et bien voilà, c'est fait. Mais dans quelles conditions! Dantesques. En effet dès le soir au parc Chanot pour aller récupérer nos dossards, nous fûmes frigorifiés par un vent tempêteux et glacial. Bien que cela ait été annoncé, nous étions loins de nous imaginer cela compte-tenu du temps qu'il faisait à Antibes juste avant de partir (Pas de vent, du soleil et 22°)

Nous voilà enfin rendus dans le village marathon, nos 4 dossards avec nos prénoms inscrits dessus, mais pas d'épingles fournies!  Aussi, certains d'entre nous n'y ayant pas pensé, nous voilà partis à la recherche d'un magasin ouvert à cette heure (19h30), un Samedi soir, pour trouver les indispensables épingles. Ouf, un supermarché sur notre chemin nous sauve la  mise après une bonne heure de recherches infructueuses.

   LIEN VERS LE BLOG ALBUM DE JEAN-MARC PONTIER AVEC 999 PHOTOS PRISES A L'ARRIVEE

  Comme prévu nous partons en reconnaissance du parcours sur la route de la Gineste en direction de Cassis. Des bourrasques impressionnantes, des branches cassées, mais finalement un trajet sans encombres, ce qui ne fut pas le cas une fois arrivés dans Cassis à la recherche d'une place pour se garer car il y avait des voitures partout du fait de la course. Heureusement, grace à l'ingéniosité de notre copilote Aurélie, qui s'est rappelée qu'elle connaissait quelqu'un habitant Cassis, nous avons eu l'opportunité de nous garer dans une résidence privée. Ouf!

Mais maintenant l'heure de dîner approchant, dans des bourrasques toujours aussi glaciales, il faut se mettre à la recherche d'un restaurant  ayant des places disponibles, ce qui ne fut trouvé non sans mal au bout d'1/2 heure de recherches. Bien tombés nous fûmes, car nous avons pu manger d'excellentes pâtes aux légumes et aux champignons préparées à l'ancienne et servies dans une ambiance très chaleureuse. Cela nous a bien calé pour notre course du lendemain.

Après cet épisode reconnaissance et dîner, nous rentrons donc à l'hôtel, que nous avions réservé à Aubagne, afin de tenter de passer une bonne nuit malgré la tempête qui ne voulait pas se calmer. Nous étions tout de même inquiets sur le maintien de la course du fait de l'alerte orange déclanchée sur tout le département.

 

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Dimanche 06H30, nous y voilà et le vent semble un peu moins fort, mais il fait très froid (4° au thermomètre mais en ressenti beaucoup moins). D'ailleurs des flocons virevoltent ! Il va falloir bien se couvrir sans pour autant contrarier la performance. Petit déjeuner complet mais pas trop chargé et direction le départ, boulevard Michelet. Nous y sommes très vite et Aurélie nous y dépose à 8H50 soit 40' à attendre dans le froid et le vent. J'avais prévu un sac poubelle, bien m'en a pris, car est-ce aussi le fait dêtre coincé au milieu des autres, si nous avons trouvé le temps long, pour autant nous n'avons pas eu froid.

 Enfin à 09H30, le départ est donné et nous voilà marchant et piétinant sur des quantités de sacs poubelle, t-shirt, vieux pull jetés au sol par les coureurs qui nous précédent. J'avais déjà couru une grande compétition par un tel froid (mon 1er marathon de paris en 1996), mais je n'avais encore jamais vu cela. Néanmoins, petit à petit nous voilà enfin sous la banderolle du départ au bout de 4 minutes alors que nous n'avions pas encore pu encore courir. Enfin nous trottinons et même courons, les jambes un peu raidies par l'attente debout et surtout par le froid. Mais heureusement, avant la montée, le boulevard Michelet étant long et plat, nous pouvons nous échauffer avant la montée.

 

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La montée justement, pas si terrible que cela. Est-ce peut-être parce que nous sommes en peloton très serré nous empêchant d'accélérer à moins de slalomer et augmenter la distance? est-ce parce que le dénivelé est somme toute raisonnable? En tous cas, je monte tranquillement, augmentant ma vitesse au fil des kilomètres et même un peu aidé par le vent qui continue de souffler. Les derniers lacets avant le sommet passent bien, toujours enserré de coureurs et, oh plaisir, le soleil qui fait son apparition.

 Encore quelques minutes d'effort, et alors quel bonheur, malgré un chrono moyen (1H05 en haut) de se sentir encore plein de jus pour dérouler jusqu'à Cassis sous ce soleil  réconfortant et un paysage d'un seul coup sublime. Et c'est vrai qu'avec ce vent tempêteux dans le dos, je descends à près de 15 à l'heure en déroulant seulement et surtout sans retenue car la pente douce s'y prête bien. J'espère pouvoir tenir ce rythme jusqu'à la fin sans "bobo" musculaire car à mon âge (60 ans), c'est quelque chose que je peux craindre. Mais tout va bien et les kms défilent, me permettant de récupérer le temps perdu au départ et dans la montée.  Tout se passe bien, malgré un petit tiraillement derrière le genou droit, et me voilà passant le panneau annonçant l'entrée dans Cassis et là, malgré une forte mais courte côte à 1 km de l'arrivée, je me dis que je vais arriver en moins de 1H50 (temps réel) et suis très heureux car j'avais prévu plutôt 1H55 et je  jubile en passant au milieu de spectateurs chaleureux massés sur ce petit port devenu bien trop petit pour absorber cette foule mais surtout cette masse de coureurs déferlant en fleuve ininterrompu vers l'arrivée.

D'ailleurs, ceci est tellement vrai que nous devons pousser les coureurs qui nous précèdent afin de pouvoir passer la ligne et déclancher notre puce. C'est un peu et même beaucoup la pagaille. Je n'ai pas réussi à trouver le ravitaillement qui en fait était situé à 300m place de la mairie. Mais bon, on ne va pas leur jeter la pierre aux organisateurs et à tous ces bénévoles sur le parcours et à l'arrivée qui ont dû braver, eux aussi, le vent et le froid pour faire en sorte que cette course puisse avoir lieu.

Malgré le soleil et un froid un peu moins vif, nous ne nous attardons pas une fois des vêtements secs et chauds récupérés, car nous devons nous mettre en marche pour récupérer notre véhicule garé à quelque 4 kms de l'arrivée. Un peu galère mais nous gardons notre bonne humeur en constatant que nous sommes loin dêtre les seuls. Aurélie, gelée et dépitée de ne pas nous avoir vu arriver pour les photos, en pleure. Nous la réconfortons tous, car les photos, si c'est sympa, ce n'est pas le plus important et bon, vu la densité de coureurs, elle n'y est pour rien la pauvre.

 Nous voilà enfin assis en direction de notre hôtel qui nous attend pour un déjeuner léger mais réconfortant avant de prendre le chemin du retour vers Cannes et Antibes.

Nous sommes tous les quatre très satisfaits de nos performances et de la course elle-même car nous craignions le pire (une annulation) et au final tout s'est à peu près bien déroulé, sauf peut-être le ravitaillement d'arrivée, à revoir c'est certain. Jean-Michel est déjà décidé à recommencer en 2013. En ce qui me concerne, je vais quand même réfléchir.

Ce lundi matin, les courbatures sont présentes (cause la descente) mais l'état général est bon. Quelques jours de repos et ce sera la reprise des entraînements.8131256143_3a3ab3ffb6_b.jpg

 

 

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